Posté le 02.06.2007 par shamra
Le 19.04.07 Les récentes campagnes de lobbying des principaux groupes pétroliers américains présents en Algérie, tel Anadarko, contre les modifications de la loi algérienne sur les hydrocarbures, témoignent d’un revirement dans les relations stratégiques entre Alger et Washington. La mise en œuvre de l’amendement voté au mois d’octobre 2006 garantit en effet à la société nationale Sonatrach un contrôle quasi-total sur tous les nouveaux gisements identifiés et exploités par des partenaires étrangers…
Une évolution qui promet d’âpres négociations entre les deux capitales. Tandis que les Etats-Unis se sont hissés en 2006 à la deuxième place des clients les plus importants pour le secteur des hydrocarbures algériens, et alors que le département américain du Commerce milite en faveur d’une diversification des approvisionnements énergétiques vers l’Afrique (au profit de l’Angola, du Nigeria et de l’Algérie), la Sonatrach cherche donc à conquérir son indépendance à l’égard de ses partenaires historiques de Houston.
D'aucuns y voient une rupture. Car tout au long des années pro soviétiques du régime algérien, si les militaires au pouvoir partaient se former dans les académies militaires de Moscou, les ingénieurs de la Sonatrach (chargée de gérer les ressources énergétiques du pays depuis 1972) se rendaient eux au Texas pour s'instruire.
Les relations très étroites développées à cette période expliquent à elles seules l’importance des groupes américains Amerada Hess, Anadarko ou Burlington dans l’évolution de l’industrie pétrolière algérienne de ces dernières années.
Or c’est ce partenariat que les nouveaux dispositifs mettent à mal – provisoirement au moins.
Pour mesurer la portée de cet ancrage américain, et évaluer les conséquences politiques des futures positions de la Sonatrach, www.geopolitique.com vous propose de télécharger ci-dessous plusieurs notes confidentielles du département d’Etat. Rédigées quelques années après l’indépendance de l’Algérie, elles décrivent, dans le détail, le jeu de la diplomatie américaine pour permettre aux industriels de Houston de s’installer durablement et massivement dans le pays.
Par ailleurs, les bouleversements actuels auront vraisemblablement des conséquences directes sur les décideurs.
Ainsi, le traditionnel tropisme américain des ministres algériens à l’énergie est de plus en plus en contradiction avec ces velléités d’autonomie. À l’image de l’actuel ministre Chakib Khelil, qui a émigré aux Etats-Unis en 1964 et qui a bénéficié d’une carte de sécurité sociale américaine jusqu’en 1999 - référencée 268-46-xx-xx, d’après les bases de données sociales auxquelles nous avons eu accès. Jusqu’en 2006 au moins, Chakib Khelil a été officiellement domicilié aux Etats-Unis, dans une maison de Potomac, dans le Marlyand, acquise le 3 juin 1981.
Langue du document : anglais
[FONT=Arial][SIZE=7]
--
Posté le 02.06.2007 par shamra
Les Etats-Unis contrôlent les médias arabes
Au moment où l'opinion publique internationale notamment dans le monde arabe et au Moyen-Orient condamne la politique américaine dans la région et estime que la présence militaire de Washington y est facteur de destabilisation et d'insécurité, le Département d'Etat a créé une « équipe d'action rapide » pour contrôler les médias du monde arabe.
Selon l'Isna le quotidien égyptien Al Ahram a donné une analyse sur ce nouveau projet américain. « Les Etats-Unis ont l'intention de renforcer leur présence médiatique dans le monde arabe sous prétexte de lutter contre le terorisme et afin d'y atténuer l'anti-américanisme » poursuit le journal. « Une équipe d'action rapide a été constituée par le Département d'Etat pour superviser et contrôler les informations diffusées de la part des médias arabes au sujet de la politique américaine » indique Al Ahram citant Karen Hughes, l'adjointe de la secrétaire d'Etat. Karen Hughes a précisé que cette décision avait été prise en coordination avec le Département d'Etat et le Pentagone ajoutant que ce projet médiatique se faisait dans le cadre de la création d'un centre de communication au Département d'Etat afin de mener une lutte idéologique et médiatique contre le terrorisme. Elle a également précisé que le centre avait pour mission de d'étendre les messages médiatiques dont l'objectif est de faire disparaître les soutiens idéologiques au terrorisme rappelant que le projet attendait l'adoption d'un budget au Congrès américain. « Un des objectifs de ce projet consiste à améliorer l'image de marque des Etats-Unis dans le monde via les médias et les programmes culturels. Avec la réalisation de ce projet la question de la haine envers les Etats-Unis au Moyen-Orient sera réglée et les programmes des 280 chaînes satellitaires qui pour la plupart auront un point de vue opposé à la politique des Etats-Unis auront un echo favorable parmi les populations de cette région » a-t-elle indiqué.« C'est la raison pour laquelle Washington souhaite soutenir les médias proches des Etats-Unis comme la chaîne Al Hurra, Sawa Radio et la Voix de l'Amérique pour « corriger les fausses informations » sur la politique américaine.
Les propos de Karen Hughes ont été évoqués à une des sous-commissions du sénat. Un des membres de cette sous-commission Stephan Krik a présenté des caricatures de la presse arabe et égyptienne sur l'anti-américanisme du monde arabe. L'ancien secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld qui était un des architectes de la guerre contre l'Irak, avait insisté lors d'un discours, au Conseil des relations extérieures des Etats-Unis sur le rôle influent des médias et souhaité une révision des efforts de communications notamment au niveau audiovisuel sur la scène internationale. Rumsfeld qui est une figure proue des néo-conservateurs avait mis en garde contre la hausse des sentiments anti-américains chez les musulmans et sur la grande attention qu'il accorde aux médias et aux chaînes satellitaires arabes qui suivent une politique anti-américaine.
[FONT=Arial][SIZE=7]
Posté le 02.06.2007 par shamra
« Des soldats et des colons israéliens ont commis des violations graves des droits humains de Palestiniens, notamment des homicides illégaux, généralement en toute impunité », relève Amnesty International dans son rapport 2006 publié hier. Elle souligne que « les barrages installés par l’armée et les restrictions croissantes imposées par Israël à la liberté de mouvement des Palestiniens, ainsi que la confiscation par Israël des droits de douane collectés au nom de l’Autorité palestinienne ont provoqué une détérioration importante des conditions de vie des Palestiniens des territoires occupés », et que « la pauvreté, la dépendance à l’égard de l’aide alimentaire, les problèmes de santé et de chômage ont atteint un niveau critique ». Selon les chiffres d’Amnesty, 650 Palestiniens, dont environ 120 enfants, et 27 Israéliens ont trouvé la mort dans les violences en 2006. Amnesty relève que le nombre de Palestiniens tués par l’armée israélienne est « trois fois plus élevé qu’en 2005 en raison de la recrudescence des violences entre Israéliens et Palestiniens ». Lors de la même période, « le nombre d’Israéliens tués par des groupes armés palestiniens a diminué de moitié ».
[FONT=Arial][SIZE=7]
Posté le 02.06.2007 par shamra
L'installation d'un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre. Essayez d'imaginer comment réagirait l'Amérique si la Russie, la Chine, l'Iran ou n'importe quelle autres puissance étrangère osait ne serait-ce que penser installer un système de défense anti-missiles sur les frontières des Etats-Unis ou dans leur voisinage, ou si ils exécutaient ce plan. Dans de telles circonstances inimaginables, une réaction américaine violente serait non seulement quasi certaine, mais aussi compréhensible, pour des raisons claires et simples.
Il est universellement notoire que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l'action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l'étranger ». « En isolant le pays des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à « modeler » l'environnement dans d'autres régions du monde ». « La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l'Amérique. C'est un outil visant à la domination mondiale ».
« La défense anti-missiles sert à conserver la capacité américaine d'exercer son pouvoir à l'étranger. Elle ne concerne pas la défense : c'est une arme d'offensive et c'est pour cela que nous en avons besoin ». Toutes des citations viennent de sources libérales autorisées appartenant à la tendance dominante, qui voudraient développer le système et l'installer aux limites extrêmes de la domination mondiale des Etats-Unis.
La logique est simple et facile à comprendre : un système de défense anti-missiles fonctionnel informe les objectifs potentiels que « on vous attaquera si on veut et vous, vous ne serez pas en mesure de répondre, donc vous ne pourrez pas nous l'interdire ».
On est en train de vendre le système aux Européens comme défense contre les missiles iraniens. Même si l'Iran avait des armes nucléaires et des missiles à longue portée, les probabilités pour qu'il les utilise pour attaquer l'Europe sont inférieures à celles que l'Europe soit touchée par un astéroïde. S'il s'agissait donc vraiment de défense, la République Coréenne devrait installer un système pour se défendre des astéroïdes.
Si l'Iran donnait ne serait-ce que le plus petit signe de vouloir s'engager dans un tel acte, le pays serait pulvérisé. Le système est vraiment pointé contre l'Iran, mais comme arme de première attaque. Il fait partie des menaces étasuniennes croissantes en vue d'attaquer l'Iran, menaces qui constituent en elles-mêmes une violation grave de la Charte des Nation Unies, bien que ce sujet ne soit pas abordé.
Quand Mikhaïl Gorbatchev autorisa l'Allemagne unifiée à faire partie d'une alliance militaire hostile, il accepta que pèse une grave menace sur la sécurité de la Russie, pour des raisons trop connues pour les revoir à présent. En échange, le gouvernement des Etats-Unis s'engagea à ne pas élargir l'OTAN à l'est. Cet engagement a été violé quelques années plus tard, sans susciter beaucoup de commentaires en Occident, mais en augmentant le danger d'un affrontement militaire.
La défense dite anti-missiles augmente le risque qu'éclate une guerre. La « défense » consiste à augmenter les menaces d'agression au Moyen Orient, avec des conséquences incalculables, et le danger d'une guerre nucléaire définitive.
Il y a plus d'un demi siècle, Bertrand Russell et Alfred Einstein lancèrent un appel aux peuples du monde pour qu'ils prennent conscience du fait que nous nous trouvons face à un choix « net, terrible et inévitable ». Devons-nous mettre fin à la race humaine, ou bien l'humanité est-elle disposée à renoncer à la guerre ? ».
Accepter le dit « système de défense anti-missiles » fait place au choix de la fin de la race humaine dans un avenir pas très lointain.
Source : Il Manifesto du mercredi 30 mai 2007
Posté le 02.06.2007 par shamra
[SIZE=7]L'installation d'un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre. Essayez d'imaginer comment réagirait l'Amérique si la Russie, la Chine, l'Iran ou n'importe quelle autres puissance étrangère osait ne serait-ce que penser installer un système de défense anti-missiles sur les frontières des Etats-Unis ou dans leur voisinage, ou si ils exécutaient ce plan. Dans de telles circonstances inimaginables, une réaction américaine violente serait non seulement quasi certaine, mais aussi compréhensible, pour des raisons claires et simples.
Il est universellement notoire que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l'action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l'étranger ». « En isolant le pays des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à « modeler » l'environnement dans d'autres régions du monde ». « La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l'Amérique. C'est un outil visant à la domination mondiale ».
« La défense anti-missiles sert à conserver la capacité américaine d'exercer son pouvoir à l'étranger. Elle ne concerne pas la défense : c'est une arme d'offensive et c'est pour cela que nous en avons besoin ». Toutes des citations viennent de sources libérales autorisées appartenant à la tendance dominante, qui voudraient développer le système et l'installer aux limites extrêmes de la domination mondiale des Etats-Unis.
La logique est simple et facile à comprendre : un système de défense anti-missiles fonctionnel informe les objectifs potentiels que « on vous attaquera si on veut et vous, vous ne serez pas en mesure de répondre, donc vous ne pourrez pas nous l'interdire ».
On est en train de vendre le système aux Européens comme défense contre les missiles iraniens. Même si l'Iran avait des armes nucléaires et des missiles à longue portée, les probabilités pour qu'il les utilise pour attaquer l'Europe sont inférieures à celles que l'Europe soit touchée par un astéroïde. S'il s'agissait donc vraiment de défense, la République Coréenne devrait installer un système pour se défendre des astéroïdes.
Si l'Iran donnait ne serait-ce que le plus petit signe de vouloir s'engager dans un tel acte, le pays serait pulvérisé. Le système est vraiment pointé contre l'Iran, mais comme arme de première attaque. Il fait partie des menaces étasuniennes croissantes en vue d'attaquer l'Iran, menaces qui constituent en elles-mêmes une violation grave de la Charte des Nation Unies, bien que ce sujet ne soit pas abordé.
Quand Mikhaïl Gorbatchev autorisa l'Allemagne unifiée à faire partie d'une alliance militaire hostile, il accepta que pèse une grave menace sur la sécurité de la Russie, pour des raisons trop connues pour les revoir à présent. En échange, le gouvernement des Etats-Unis s'engagea à ne pas élargir l'OTAN à l'est. Cet engagement a été violé quelques années plus tard, sans susciter beaucoup de commentaires en Occident, mais en augmentant le danger d'un affrontement militaire.
La défense dite anti-missiles augmente le risque qu'éclate une guerre. La « défense » consiste à augmenter les menaces d'agression au Moyen Orient, avec des conséquences incalculables, et le danger d'une guerre nucléaire définitive.
Il y a plus d'un demi siècle, Bertrand Russell et Alfred Einstein lancèrent un appel aux peuples du monde pour qu'ils prennent conscience du fait que nous nous trouvons face à un choix « net, terrible et inévitable ». Devons-nous mettre fin à la race humaine, ou bien l'humanité est-elle disposée à renoncer à la guerre ? ».
Accepter le dit « système de défense anti-missiles » fait place au choix de la fin de la race humaine dans un avenir pas très lointain.
Source : Il Manifesto du mercredi 30 mai 2007[/SIZE]
Posté le 02.06.2007 par shamra
[SIZE=7]L'installation d'un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre. Essayez d'imaginer comment réagirait l'Amérique si la Russie, la Chine, l'Iran ou n'importe quelle autres puissance étrangère osait ne serait-ce que penser installer un système de défense anti-missiles sur les frontières des Etats-Unis ou dans leur voisinage, ou si ils exécutaient ce plan. Dans de telles circonstances inimaginables, une réaction américaine violente serait non seulement quasi certaine, mais aussi compréhensible, pour des raisons claires et simples.
Il est universellement notoire que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l'action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l'étranger ». « En isolant le pays des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à « modeler » l'environnement dans d'autres régions du monde ». « La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l'Amérique. C'est un outil visant à la domination mondiale ».
« La défense anti-missiles sert à conserver la capacité américaine d'exercer son pouvoir à l'étranger. Elle ne concerne pas la défense : c'est une arme d'offensive et c'est pour cela que nous en avons besoin ». Toutes des citations viennent de sources libérales autorisées appartenant à la tendance dominante, qui voudraient développer le système et l'installer aux limites extrêmes de la domination mondiale des Etats-Unis.
La logique est simple et facile à comprendre : un système de défense anti-missiles fonctionnel informe les objectifs potentiels que « on vous attaquera si on veut et vous, vous ne serez pas en mesure de répondre, donc vous ne pourrez pas nous l'interdire ».
On est en train de vendre le système aux Européens comme défense contre les missiles iraniens. Même si l'Iran avait des armes nucléaires et des missiles à longue portée, les probabilités pour qu'il les utilise pour attaquer l'Europe sont inférieures à celles que l'Europe soit touchée par un astéroïde. S'il s'agissait donc vraiment de défense, la République Coréenne devrait installer un système pour se défendre des astéroïdes.
Si l'Iran donnait ne serait-ce que le plus petit signe de vouloir s'engager dans un tel acte, le pays serait pulvérisé. Le système est vraiment pointé contre l'Iran, mais comme arme de première attaque. Il fait partie des menaces étasuniennes croissantes en vue d'attaquer l'Iran, menaces qui constituent en elles-mêmes une violation grave de la Charte des Nation Unies, bien que ce sujet ne soit pas abordé.
Quand Mikhaïl Gorbatchev autorisa l'Allemagne unifiée à faire partie d'une alliance militaire hostile, il accepta que pèse une grave menace sur la sécurité de la Russie, pour des raisons trop connues pour les revoir à présent. En échange, le gouvernement des Etats-Unis s'engagea à ne pas élargir l'OTAN à l'est. Cet engagement a été violé quelques années plus tard, sans susciter beaucoup de commentaires en Occident, mais en augmentant le danger d'un affrontement militaire.
La défense dite anti-missiles augmente le risque qu'éclate une guerre. La « défense » consiste à augmenter les menaces d'agression au Moyen Orient, avec des conséquences incalculables, et le danger d'une guerre nucléaire définitive.
Il y a plus d'un demi siècle, Bertrand Russell et Alfred Einstein lancèrent un appel aux peuples du monde pour qu'ils prennent conscience du fait que nous nous trouvons face à un choix « net, terrible et inévitable ». Devons-nous mettre fin à la race humaine, ou bien l'humanité est-elle disposée à renoncer à la guerre ? ».
Accepter le dit « système de défense anti-missiles » fait place au choix de la fin de la race humaine dans un avenir pas très lointain.
Source : Il Manifesto du mercredi 30 mai 2007[/SIZE]
Posté le 02.06.2007 par shamra
Seymour Hersh : l'administration Bush avait appuyé les militants qui ont attaqué le Liban
Par David Edwards et de Muriel Kane
Dans une interview à «Your World Today», émission de CNN International, le vétéran journaliste Seymour Hersh a expliqué que la vague de violence qui secoue actuellement le Liban est la conséquence de la tentative d'une tentative faite par le gouvernement libanais de réprimer le groupe militant sunnite Fatah al-Islam, qu'il avait antérieurement appuyé.
En mars, Hersh avait rapporté que les États-Unis avaient changé de politique au Moyen-Orient et qu'ils combattaient l'Iran, la Syrie et leurs alliés shiites à tout prix, y compris en fournissant de l'appui aux jihadistes sunnites les plus radicaux.
Il y a quelques jours, commentant les événements récents, Seymour Hersh répondait aux questions d'Hala Gorani sur CNN international.
Il explique qu'un élément crucial de ce changement de politique a été l'accord établi entre le vice-président Dick Cheney, le conseiller à la sécurité nationale Elliot Abrams et le prince Bandar bin Sultan, conseiller à la sécurité nationale d'Arabie saoudite, selon lequel l'Arabie saoudite financeraient clandestinement le groupe sunnite Fatah al-Islam au Liban, comme contrepoids au mouvement shiite Hezbollah.
Hersh souligne que la situation actuelle ressemble beaucoup à celle survenue durant le conflit d'Afghanistan des années 1980, qui a donné naissance à l'organisation al Qaeda. L'accord actuel est établi entre des personnes exerçant les mêmes fonctions aux États-Unis et en Arabie saoudite et adopte la "même méthode" : les États-Unis se servent de jihadistes et l'Arabie saoudite les assure qu'elle pourra contrôler ces derniers.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles l'administration Bush a agi de cette façon, qui semble s'opposer aux intérêts des États-Unis, Hersh a dit que depuis que l'armée israélienne a perdu la bataille l'été dernier, «la peur du Hezbollah à Washington, particulièrement à la Maison Blanche, est profonde».
Hersh croit qu'en raison de cela, l'administration Bush n'agit plus rationnellement lorsqu'elle adopte des politiques. «Nous (les États-Unis) nous sommes donnés comme boulot d'appuyer les sunnites contre les shiites en toutes occasions. [...] Notre boulot consiste à susciter [...] de la violence sectaire.»
Et Hersh décrit ainsi le plan de créer le groupe Fatah al-Islam : c'était «un programme clandestin auquel nous avons adhéré avec l'Arabie saoudite dans le contexte d'un programme plus grand et plus vaste qui consiste à faire tout ce que nous pouvons pour empêcher le développement des shiites dans le monde», qui a tout simplement dérapé et nous a atteint dans le dos.
On peut voir la vidéo de l'interview, en anglais, sur Raw Story.
En voici une traduction.
Hala Gorani : Alors, le journaliste d'enquête Seymour Hersh racontait en mars dernier que, dans le but de vaincre le Hezbollah, le gouvernement libanais soutenait un groupe sunnite militant, les mêmes personnes qu'il combat aujourd'hui. Seymour nous rejoint en direct depuis Washington. Merci d'être avec nous. Quelle est, selon votre reportage, la source du financement de ces groupes, tels que Fatah al-Islam dans ces camps de Nahr el Bared, par exemple? D'où obtiennent-ils l'argent et d'où obtiennent-ils leurs armes?
Seymour Hersh : L'acteur principal, ce sont les Saoudiens. Ce que j'écrivais, c'est qu'il y a une sorte d'accord privé qui a été fait entre la Maison Blanche, nous parlons de Richard Dick Cheney et Elliott Abrams, l'un des assistants primordiaux à la Maison blanche, avec Bandar. Et l'idée était d'obtenir le soutien, le soutien occulte des Saoudiens, pour soutenir différents groupes sunnites jihadistes intégristes, en particulier au Liban, groupes qui pourraient être considérés, dans la situation d'une confrontation effective avec le Hezbollah – le groupe chiite dans le Sud du Liban – comme investissements, c'est aussi simple que cela.
Gorani : Le gouvernement Siniora, dans le but de contrer l'influence du Hezbollah au Liban, selon votre reportage, serait en train de secrètement financer des groupes tels que le Fatah al-Islam, avec lequel ils ont des problèmes en ce moment ?
Hersh : Des conséquences imprévues une fois de plus, oui.
Gorani : Et donc si l'Arabie saoudite et le gouvernement Siniora font cela, que ce soit inattendu ou non, de fait les États-Unis doivent avoir quelque chose à dire à ce sujet, ou non ?
Hersh : Eh bien, les États-Unis étaient profondément impliqués. C'était une opération occulte que Bandar a mené avec nous. N'oubliez pas, si vous vous en souvenez, vous savez, nous sommes entrés dans la guerre en Afghanistan en soutenant Osama Ben Laden, qui était le moudjahidin des années 1980 avec Bandar et des gens comme Elliott Abrams dans les parages, l'idée étant que les Saoudiens nous avaient promis qu'ils pourraient contrôler – qu'ils pourraient contrôler les jihadistes, alors nous avons dépensé beaucoup d'argent et de temps, les Etats-Unis à la fin des années 1980 utilisaient et soutenaient les jihadistes pour battre les Russes en Afghanistan et ils se retournés contre nous.
Et nous assistons au même déroulement, comme si aucune leçon n'avait été apprise. C'est le même déroulement, utiliser à nouveau les Saoudiens pour soutenir des jihadistes, les Saoudiens assurant qu'ils peuvent contrôler différents groupes, des groupes comme celui qui est en contact en ce moment avec le gouvernement à Tripoli.
Gorani : Certainement, mais les moudjahidin des années 80, c'était une autre époque. Comment cela pourrait être dans l'intérêt des États-Unis d'Amérique, exactement maintenant, de soutenir indirectement – même indirectement – ces mouvements jidahistes qui sont des extrémistes qui se battent jusqu'à la mort dans les camps palestiniens ? Est-ce que cela ne va pas à l'encontre des intérêts non seulement du gouvernement Siniora mais aussi de l'Amérique et du Liban ?
Hersh : Les ennemis de nos ennemis sont nos amis, c'est dans cette logique que les groupes jihadistes au Liban sont là pour s'opposer à Nasrallah. Le Hezbollah, si vous vous souvenez, a battu Israël l'année dernière, même si les Israéliens ne veulent pas le reconnaître, ainsi vous avez le Hezbollah, qui est une menace importante pour l'Amérique – bon, le rôle américain est très simple. Condoleeza Rice, la Secrétaire d'État, l'a dit très clairement. Nous sommes en train de soutenir les sunnites partout où nous le pouvons contre les chiites, contre les chiites en Iran, contre les chiites au Liban, c'est-à-dire Nasrallah. La guerre civile. Nous sommes en train de créer à certains endroits, au Liban en particulier, la violence confessionnelle.
Gorani : L'administration Bush, bien sûr, des officiels seraient en désaccord avec cela, ainsi que le serait le gouvernement Siniora, qui dénonce ouvertement la Syrie, affirmant que le Fatah al-Islam est une émanation d'un groupe Syrien, où pourrait-il se procurer ses armes si ce n'est en Syrie.
Hersh : Vous devez répondre à cette question. Si cela est vrai, la Syrie qui est proche – et est largement critiquée par l'administration Bush pour être si proche – du Hezbollah serait aussi en train de soutenir des groupes, des groupes salafistes, extrêmement opposés au Hezbollah – la logique s'effondre. Il s'agit simplement d'un programme occulte que nous avons mis en place avec les Saoudiens, dans le cadre d'un programme plus large destiné à contenir partout l'influence grandissante des chiites, du monde chiite, et cela nous a pris à revers, comme cela est arrivé dans le passé.
Gorani : Bien sûr, si cela n'a aucun sens pour les Syriens de les soutenir, pourquoi est-ce que cela aurait un sens pour les États-Unis de les soutenir, indirectement évidemment, selon votre reportage, en donnant une aide d'un milliard de dollars, en partie en matériel militaire, au gouvernement Siniora – et que cela est dépensé d'une façon telle que ni le gouvernement ni les États-Unis ne contrôleraient des groupes extrémistes, mais indirectement les États-Unis, selon l'article que vous avez écrit, seraient en train de les soutenir. Alors en quoi cela serait dans leur intérêt, et que devraient-ils faire, selon les gens auxquels vous avez parlé ?
Hersh : Vous adoptez la logique du gouvernement États-unien. C'est OK. Nous oublierons cela pour l'instant. Fondamentalement c'est très simple. Ces groupes sont considérés – quand j'étais à Beyrouth en train de réaliser des interviews, j'ai parlé à des officiels qui ont reconnu que la raison pour laquelle les groupes jihadistes radicaux étaient tolérés, c'était parce qu'ils étaient considérés comme une protection contre le Hezbollah. La peur du Hezbollah à Washington, en particulier à la Maison Blanche, est profonde. Ils croient tout simplement que Hassan Nasrallah a prévu de porter la guerre en Amérique.
Que cela soit vrai ou non est une autre question. Il y a cette immense et accablante peur du Hezbollah et nous nous voulons pas que le Hezbollah joue un rôle actif dans le gouvernement libanais et cela a été notre politique, fondamentalement, qui est de soutenir le gouvernement Siniora, malgré ses faiblesses face à la coalition. Pas seulement Siniora, mais Monsieur Aoun, un ancien dirigeant militaire au Liban. Il y a une coalition que nous détestons absolument.
Gorani : Très bien, Seymour Hersh, du magazine The New Yorker, merci de nous avoir rejoints et j'espère que nous pourrons à nouveau parler ensemble dans quelques mois lorsque les événements qui ont lieu au Liban auront pris forme et que nous en saurons plus. Merci beaucoup.
Hersh : Heureux de vous avoir parlé.
Posté le 02.06.2007 par shamra
Counter Punch publie les révélations explosives d’un spécialiste du Liban qui affirme détenir les clés de lecture permettant de comprendre l’enchainement des évènements de ces derniers jours. Le cambriolage nocturne qui a déclenché la bataille de Tripoli ne serait pas un simple acte de banditisme mais une représaille contre les financiers de Fatah Al Islam qui venaient d’interrompre leurs versements à ses miliciens.
Qui se trouve derrière les combats du nord Liban ?
(Extrait)
Par Franklin Lamb, Counter Punch, 24 mai 2007
Franklin Lamb qui se trouve en ce moment au Liban, est un bon connaisseur du pays qui a publié plusieurs livres sur l’invasion israelienne de 1982 et l’occupation. L’article qu’il a écrit pour Counter Punch commence par le récit d’une visite à Nahr el Bared, effectée à la faveur d’un cessez-le-feu, et se poursuit par le récit des évènements récents, dont nous donnons la traduction ci-dessous.
Pour comprendre ce qui se passe à Narh el Bared avec le Fatah Al Islam, il est nécessaire de faire une présentation rapide de l’étonnant et mystérieux Welch Club du Liban.
Ce Club tient son nom de celui de son parrain, David Welch, un assistant à la Secretaire d’Etat Condoleeza Rice, qui joue le rôle d’éclaireur pour l’Administration Bush, en ayant pour guide Eliott Abrams. Parmi les membres clés de ce Club, se trouvent :
Walid Jumblatt, un Druze véteran de la guerre civile libanaise, féodal au caractère lunatique, qui dirige le Parti Progressiste Socialiste (PSP)
Samir Geagea, autre vétéran de la guerre civile, seigneur de la guerre, terroriste - il a effectué 11 ans de prison pour avoir commis des massacres de chrétiens, entre autres. Il est le dirigeant de la Phalange et de ses Forces Libanaises (FL), le groupe qui a perpétré les massacres de Sabra et Chatila ( Geagea n’a pas pris part à ces massacres, ce groupe était dirigé à l’époque par Elie Hobeika, son mentor).
Le Cheikh Saoudien milliardaire Saad Hariri, dirigeant le Mouvement du Futur (MF) sunnite, et président de ce Club.
Il y a un an de cela, le Mouvement du Futur d’Hariri, commença à organiser des cellules terroristes sunnites. Les PSP et les FL ont leurs propres milices depuis la guerre civile, et bien que les accords de Taief requeraient le désarmement des milices, elles ont depuis réarmé, sont impatientes d’agir et tentent de provoquer le Hezbollah.
Le MF a créé des cellules terroristes islamistes sunnites pour servir de couverture aux projets anti-Hezbollah du Welch Club. Le plan consistait à attribuer les actions de ces groupes, dont Fatah Al Islam fait partie, à Al Qaida ou à la Syrie, ou quiconque hormis le Club.
Pour le recrutement de ces nouvelles milices, le MF a fait le tour des camps palestiniens pour y enrôler les extrêmistes qui avaient été affaiblis, marginalisés, durant les 11 ans d’occupation syrienne. Chaque combattant recevait 700 dollars par mois, une belle somme au Liban.
La première milice financée par le Welch Club et organisée par le MF est connue localement sous le nom de Jund Al Sham ( Sham en arabe désigne la réunion de la Syrie du Liban de la Palestine et de la Jordanie) et fut créée au camp de refugiés palestinien de Ain El Hilwa pres de Saida. Ce groupe est aussi appelé dans les camps palestiniens le jund el Sitt (Soldat de Sitt, ce qui dans la région de Saida, à Ain el Hiwa et alentour fait référence à Bahia Hariri, la soeur de Rafik Hariri, soeur de Saad, et membre du parlement) [1].
Le second de ces groupe est le Fatah Al Islam ( un nom qui rassemble habilement le Fatah des palestiniens et l’Islam d’Al Qaida). Le MF organisa ce groupe au camp de réfugiés de Nahr el Bared, au nord du Liban, pour des raisons d’équilibre géographique.
Fatah Al Islam rassemblait à peu près 400 combattants bien payés, jusquà ces trois derniers jours. Aujourd’hui, ils peuvent être plus ou moins nombreux, et avoir reçu des volontaires. Les dirigeants se sont vu fournir des appartements luxueux, avec vue sur la mer à Tripoli, où ils ont entreposé des armes et se mettaient au fais quand ils n’étaient pas à Nahr el Bared. Devinez qui possède ces logements ?
Selon les membres de Fatah Al Islam et de Jund Al Sham, ces groupes agissaient sur les directives du président du Club, Saad Hariri.
Alors, qu’est ce qui a mal tourné ? Qu’est ce qui a amené à l’attaque de banque [2] et au massacre de Nahr el Bared ?
Selon des membres de Fatah Al Islam, l’administration Bush s’est inquiété lorsque des gens comme Seymour Hersh ont commencé à s’interesser à cette histoire, à un moment où le respect de la discipline [du secret] à la Maison Blanche était en chute libre. De plus, les services de renseignement du Hezbollah étaient au courant des activités du Club et étaient en situation de retourner les deux groupes supposés déclencher une guerre civile entre chiites et sunnites, que le Hezbollah voulait éviter.
La situation a commencé à se détériorer rapidement pour le Club la semaine dernière. Le MF a mis fin aux versements sur le compte du Fatah Al Islam dans la banque appartenant à la famille Hariri.
Le Fatah Al Islam a alors tenté des négocier au moins le paiement d’indemnités de dédommagement, sans succès, et s’est senti trahi. Souvenons nous que de nombreux combattants sont des jeunes gens qui ont le sang chaud et dont la paye fait vivre leur famille. Les miliciens ont alors cambriolé la banque qui leur délivrait des chèques sans plus de valeur. Ils ont été doublement irrités lorsqu’ils ont appris en suite que le MF déclarait aux médias avoir subi des pertes bien plus importantes que la valeur dérobée, et que le Club pourrait abuser les assurances et finalement réaliser un profit énorme.
Les Forces de Sécurité Intérieures du Liban - nouvellement recrutées pour exécuter les ordres du Club et du Mouvement du Futur - ont donné l’assaut à l’appartement du Fatah Al Islam à Tripoli. Sans grand succès, et elles ont du faire appel à l’Armée Libanaise.
Dans les heures qui suivirent, le Fatah Al Islam lançait des représailles contre les positions de l’Armée Libanaise, ainsi que sur des militaires hors service, désarmés, et commettait des crimes horribles, dont quatre décapitations.
Jusqu’à maintenant, le Fatah Al Islam n’a pas effectué de représailles contre les Forces de Sécurité Intérieures à Tripoli, parce qu’elles sont pro-Hariri, parmi elles se trouvent de leurs amis, et le Fatha Al Islam espère toujours être payé par Hariri. Ils s’en sont donc pris à l’armée.
Le cabinet Siniora s’est réuni, et a démandé à l’armée d’entrer dans le camp de réfugiés pour réduire au silence Fatah Al Islam - plutôt deux fois qu’une. Dans la mesure où son entrée dans les camps est interdite par un accord signé avec la Ligue Arabe en 1969, l’armée a refusé, comprenant l’étendue de la conspiration du Welch Club. L’armée est consciente du fait que l’entrée dans un camp de réfugié déclencherait un conflit dans les douze camps que compte le Liban, et la conduirait à l’éclatement à partir de ses divisions confessionnelles.
L’armée s’est sentie piégée par les Forces de Sécurité Intérieures du Welch Club, qui ne se sont pas coordonnées avec elle, comme le requiert la loi libanaise, et ne l’a même pas avertie des "règlements de compte familiaux" que les FSI ont mené contre les repaires du Fatah Al Islam à Tripoli.
Aujourd’hui, les tensions sont grandes entre l’armée et le Welch Club, et l’on entend certains utiliser les termes de "coup d’état militaire".
Le Club veut conduire le Parlement, et est prêt à tout pour ne pas perdre le liban. Il conserve 70 sièges à la chambre, alors que l’opposition dirigée par le Hezbollah n’en compte que 58. Il a également un Premier Ministre dévoué en la personne de Fouad Siniora.
Le Club a tenté de prendre le contrôle de la Présidence, et devant son échec, l’a marginalisée. L’année dernière il a tenté de prendre le contrôle du Commité Constitutionnel Parlementaire, qui valide les décisions du gouvernement et les lois. Le Club ayant échoué, il a tout simplement dissous le Commité Constitutionnel. Cette instance majeure n’existe plus désormais dans les institutions libanaises.
L’erreur majeure commise par le Welch Club a été sa tentative d’influer sur l’armée libanaise pour qu’elle désarme la Résistance dirigée par le Hezbolla. Quand l’armée a prudemment refusé, le Club en coordination avec l’Administration Bush a poussé Israel à intensifier ses représailles contre la capture de deux soldats par le Hezbollah, en rupture avec les ripostes circonscrites ayant eu lieu par le passé, et à tenter de détruire le Hezbollah pendant la guerre de juillet 2006.
Le Welch Club considère désormais l’armée comme un sérieux problème. L’administration Bush essaye désormais de l’affaiblir et de la marginaliser afin d’éliminer l’un des deux derniers obstacles à la politique israelienne pour le Liban.
Si l’armée est affaiblie, elle ne pourra protéger les 70% des chrétiens libanais qui soutiennent le Rassemblement pour le Liban du général Aoun. Le RPL rassemble des membres de la classe moyenne éduquée, qui sont sans armes. Leur seule protection réside dans l’armée libanaise, qui les conforte dans le maintien de leur présence sur la scène politique. Les autres chrétiens du Liban forment la minorité de 15% associée aux Forces Libanaises de Geagea, qui sont uniquement une milice. Si le Club peut affaiblir l’armée plus qu’elle ne l’est, alors cette minorité de la Phalange deviendra la seule force relativement importante parmi les chrétiens, et elle deviendra l’armée du Club.
Une autre raison pour laquelle le Club veut affaiblir l’armée libanaise, c’est qu’elle est nationaliste, qu’elle joue le rôle d’une soupape de sécurité permettant au Liban de rassurer les palestiniens quant à leur droit au retour, et entretient le sentiment national et la culture de résistance défendue par le Hezbollah, avec lequel elle a d’excellente relation.
De leur coté, les membres du Club veulent conserver au Liban quelques palestiniens qui acceptent de travailler pour pas cher, expédier le reste vers d’autres pays acceptant de les accueillir ( et recevoir des subsides américains pour ce faire ) et autoriser quelques milliers d’entre eux a exercer le droit au retour, tout en signant au même moment un accord du type de celui du 17 mai 1983 [3] qui enrichirait les membres du Club, en concédant à Israel l’eau du Liban et une bonne part de sa souveraineté.
Pour résumer ce long récit d’un mot, le Fatah Al Islam doit être réduit au silence à tout prix. Leur histoire si elle est connue, est un poison pour le Club et ses sponsors. Nous assisterons vraisemblablement aux efforts pour les detruire dans les jours prochains.
Franklin Lamb est un diplômé de la Boston University et de la London School of Economics. Il a été Assistant à l’ « International Law and Assistant Counsel » à la comission parlementaire de la justice du Congrès américain. Il a publié plusieurs ouvrages sur le Liban, dont « The Price We Pay : A Quarter Century of Israel’s use of American Weapon’s against Lebanon (1978-2006) » et prépare un livre sur le Hezbollah.
--------------------------------------------------------------------------------
Publication originale Counter Punch, traduction Contre Info.
Illustration : Abou Salem, porte-parole du Fatah Al Islam.
--------------------------------------------------------------------------------
[1] Les partisans d’Hariri ont reconnu que Bahiya Hariri avait bien transmis des fonds à Jund Al-Sham, mais ont expliqués que ces sommes étaient destinées à dédommager les miliciens qui acceptaient de quitter la région pour aller à Narh el Bared. Sur ce sujet, lire Loubnan Ya Loubnan.
[2] Les affrontements ont débutés lorsqu’une patrouille de police a pris en chasse le suspect d’un cambriolage qui les à conduit aux appartements ou les miliciens se sont retranchés
[3] 17 mai 1983 : Accord de paix signé entre Israel et le Liban, qui n’avait à l’époque pas été enterriné par l’OLP, et qui sera annulé par le gouvernement libanais le 5 mars 1984.
Posté le 14.04.2007 par shamra
Ecrit par Jack London ,il parait que les Esquimaux sont les seules sociétes primitives qui n'ont pas connu de violence toutes leurs energies est dirigéés contre la nature ,plus le climat est rude moins on fait de violences a nos semblables ,plus le climat est doux plus on fait la guerre .La guerre est le fait de désoeuvrement?!!!!!!!!!!!!!!!
Posté le 14.04.2007 par shamra
Martin eden ou le roman le plus autobiographique de Jack London publié en 1909.Martin eden jeune galerien sa vie bascule losqu'il rencontre la charmante Ruth ,autodidacte il a faini par aquerir un savoir encyclopedique dans sa vie de galere personne n'a voulu croire en lui sa soeur le depanne en cachette de son mari qui ne veut pas le voir son amie Ruth pareil elle voit en cachette de sa famille bourgeoise qui ne veulent pas se lier a martin,elle méme avant la publication de ses écrits elle les a bien lu mais elle n'a jamais cru a son talent d'ecrivain elle n'a jamais cru en lui .Apres la publication de ses écrits elle sémpresse de le felcite pourtant c'est les mémes ecrits,Imaginez une chose vous rencontrez quelqu'un une rencontre qui vous semble banale cette personne vous la presentez a votre entourage ,l'attitude qui vous allez adopter envers cette personne depends de l'avis de votre entourage .La societé décide de ce qui est bien;beau et ce qui ne l'ai pas .Oui on est influençable a ce point "L'homme est un étre social" disait Durkheim.
Le jour ou les ecrits de martin Eden sont publié il commence a aquerir une certaine notorieté admiré de partout son propre entourage a changé envers lui mais qu'est ce qui a changé en Martin Eden il est toujours le méme a part qu 'il a plus d'argent beaucoup plus .
Le héros a du mal a accepter cette hypocrisie de la societé il distribue son argent a ses proches et decia de mettre fin a ces jours.
A part la fin tragique c'est un Roman que j'ai lu a adoré ,je peux dire c'est mon preferé ça été ma bible pendant un longtemps,si vous étes découragé;démotivé je vous conseille de le lire il vous donnera de courage pour aller en avant....